En fait la réponse est simple et est largement éditée sur internet : Les SEL fonctionnent sous la forme de crédit mutuel.

Quand un sel démarre, tous les comptes sont à zéro. Imaginons les deux premiers membres qui font un échange d'une heure de temps pour 60 grains et qui enregistrent leur transaction : le compte de Daniel sera débiteur de 60 grains et celui de Samira sera créditeur de 60 grains. Le SEL a bien fait crédit à Daniel qui n'avait pas de grains, tandis que Samira a bien enregistré ses 60 grains.

Le crédit mutuel se fait entre les membres via le SEL qui autorise les comptes débiteurs. Le SEL étant l'organisme qui représente l'ensemble des membres solidaires de la globalité des comptes, il s'agit bien d'un crédit mutuel des uns envers les autres.

La somme de tous les comptes est égale à zéro, puisque cette opération se renouvelle sans cesse.

Celui qui a des grains et les transfère à un autre membre ne fait que les déplacer, tandis que celui qui a un compte débiteur créé de la monnaie.

Il parait que ça se passait comme ça au moyen âge. Le paysan avait une récolte annuelle. En attendant de récolter et vendre, il obtenait crédit des autres villageois qui n'étaient pas réglés, mais notaient ce qui était dû. Ce n'est qu'au moment des foires que tout pouvait se résoudre chacun payant les autres. En ce temps, les gens ne se déplaçaient pas comme ça et on était sur de retrouver le débiteur. Donner sa parole avait un sens. On peut quand même imaginer les difficultés générales quand les récoltes étaient mauvaises. Mais au moins on connaissait la cause réelle du problème comme le mauvais temps ou une maladie qui s'abattait sur les plantations.